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Juin 10, 2026

Luiza / Un premier album et une playlist exclusive pour What the France !

Elle a toujours pensé que les mots seuls ne suffiraient pas à traduire l’intensité de ses émotions. Trop rigides, trop étroits. Alors, Luiza a cherché à se frayer un autre chemin. Guidée par sa voix, son instrument de toujours, entourée des langues et des paysages qui l’ont vue grandir, elle l’a trouvé et nous invite à le sillonner dans « Luiza », son premier album éponyme, disponible depuis le 10 avril dernier.

Là où Luiza est née, il y a 30 ans, l’art était partout. Dans la rigueur sensible de son père, un contrebassiste de jazz guidé par l’intérêt, la curiosité et le respect pour la musique ; dans l’instinct de sa mère, une danseuse contemporaine brésilienne libre et téméraire ; et au cœur d’une famille où les artistes sont nombreux, jusque dans sa propre sensibilité qu’on lui a appris à apprivoiser. Enfant, elle entre à la Maîtrise de Bretagne à Rennes. Huit années de formation intensive, où elle découvre la technique vocale. Puis, elle approche aussi le piano, la guitare, la harpe et la danse au conservatoire. Jusqu’à son adolescence, sa vie s’accorde au rythme des cours et des récitals de musique sacrée. C’est exigeant, extrêmement formateur, mais un peu austère pour la jeune fille qui commence à rêver d’autre chose.

Du Brésil à La Réunion

Luiza se cherche un autre souffle, une autre lumière, et cette quête la mène d’abord au Brésil et en Amazonie, sur des terres familières. Dès son plus jeune âge, elle y a passé de longues vacances, entourée d’amis des communautés Yanomami, mais elle décide de s’y installer un peu plus à 18 ans. Là, elle découvre la puissance de la forêt, parfois silencieuse et parfois si bavarde. Elle comprend, aussi, dans les concerts et les fêtes des villes brésiliennes, que la musique se chante du plus profond de l’âme. Un an plus tard, elle est reçue aux Beaux-Arts et s’installe sur l’Île de la Réunion. Pendant cinq ans, elle touche à la peinture, au cinéma documentaire et à la photo. Elle arpente autant les hauts sommets montagneux que les sound systems vibrants. Là, elle renoue avec sa spontanéité musicale et scénique et sent grandir en elle une lumière nourrie par toutes les énergies qui l’entourent.

La scène, l’instinct

Dans les soirées dub, dans des jam sessions, dès qu’elle peut et dans toutes les langues – même celles qui n’existent pas – Luiza se met à chanter. C’est viscéral : sa voix ne peut plus se taire. Même lorsqu’elle assiste aux concerts de grands artistes, il faut qu’elle chante ! Alors, quitte à envoyer valser toute convention, Luiza monte sur scène avec eux. Elle chipe le micro de Richard Bona, Emir Kusturica, La Caravane Passe ou les Soviet Suprem, surpris de son audace mais aussi de son talent. Luiza n’a plus le choix : elle doit faire de cette passion son métier.

Le tournant

À partir de 2019, tout s’accélère. Elle rentre en France pour se former à cette nouvelle vie artistique. Elle, si spontanée, doit apprendre à se canaliser et à s’épanouir avec de nouvelles règles du jeu, en studio comme sur scène. Il faut aussi qu’elle trouve les mots en français, cette langue qui l’intimide encore. Mais elle s’imprègne, patiente, et ne perd jamais de vue son originalité. Les années suivantes sont faites d’expériences et de collaborations inspirantes qui la décident à sortir un premier E.P en solo et en son nom. En 2025, paraît « Fantastik », une oeuvre polyglotte et syncrétique, fabriquée avec un groupe de complices mené par Louis Thomas, moitié du groupe Ladaniva. L’E.P séduit, car Luiza y dessine un monde avec des couleurs et des sonorités qui ne ressemblent qu’à elle.

Le phénomène Soleil Bleu

C’est ce qui attire le duo Bleu Soleil, convaincu qu’avec leur mélodie et l’imagination de Luiza, ils peuvent faire des miracles. Ensemble, dans une petite chambre et avec des micros premiers prix, ils improvisent et enregistrent un morceau, simplement nommé Soleil Bleu. Un pari heureux. Le charme est immédiat : la chanson, à la beauté solaire, plaît à tout le monde et devient virale sur ces réseaux sociaux que la jeune femme fréquente alors à peine. Toutes les radios ou presque s’en emparent, peu importe leur couleur musicale, de Radio Nova à NRJ en passant par RTL, Skyrock, Europe 2 ou Fun Radio. Le morceau devient le troisième titre francophone le plus joué sur les ondes en 2025 (+ d’1 milliards de contacts), avec aussi plus de 180 millions de streams sur les plateformes. Pour Luiza, tout s’emballe. En quelques semaines, la voilà invitée à chanter et à se raconter partout. Artiste plurielle, Luiza irradie sur scène, grâce à sa spontanéité, sa générosité et sa créativité. La jeune artiste qui déborde déjà d’idées et d’envies nouvelles, rêve de la suite et de son premier album au titre éponyme.

Son premier album

« Luiza » naît en un été, avec cette spontanéité qu’on lui connaît, entre Paris et Salerne, aux portes de la Méditerranée et avec la complicité de ses amis et de son réalisateur, Victor Vagh.  Cet album est un kaléidoscope à son image où la nature, d’abord, tient une place centrale. C’était une évidence pour l’artiste qui entretient une relation mystique au vivant et a appris, pendant ses multiples voyages, à contempler autant les nervures d’une feuille morte que l’horizon au loin. Avec elle, on navigue du ciel à la terre, du soleil à l’hiver, du jour à la nuit, et si tout commence en regardant la mer, c’est aussi là que le disque se termine. D’ailleurs chaque chanson de l’album est un écho de ses odyssées : Manhã de Carnaval, reprise qui charrie la saudade brésilienne, Étincelles, créé en une après-midi avec Carbonne, dit le feu qui n’attend pas, Nuages (en collaboration avec Ladaniva) incarne la force des amitiés et des métissages, tandis que Western chinois fait sonner les imaginaires.

Parfois, l’artiste nous parle même dans une langue qui est la sienne, où le son seul suffit à faire naître le sens.

De piste en piste, on se laisse bercer et on entend combien Luiza a aimé le jazz, la sono mondiale ou les textures électroniques contemporaines avant d’en fabriquer à son tour. Et l’on se dit que « Luiza » porte bien son nom car il est à l’image de toutes les vies de l’artiste ; c’est un disque solaire, qui revendique la puissance de la douceur et rappelle combien la musique, quand elle est si sincère, comble les cœurs. Luiza a cherché à se frayer un autre chemin, guidée par sa voix, son instrument de toujours, entourée des langues et des paysages qui l’ont vue grandir, elle l’a trouvé et nous invite à le sillonner dans « Luiza », son premier album éponyme.

Pour l’occasion, Luiza a également mis au point une playlist exclusive pour What the France, qui rassemble quelques-uns de ses coups de cœur « made in France ». Au programme, des titres interprétés par : Charles Trénet, Jacques Prévert, Léo Ferré, Brigitte Bardot, Zoufris Maracas, Ladaniva, Biga*Ranx, Charles Aznavour, Bonnie Banane, Pat Kalla & Le Super Mojo, Aim’a Nou, Alain Péters, Danyèl Waro, Serge Gainsbourg, Deluxe, Maxime Laope & Benoîte Boulard & Narmine et ses Rythmes, DJ MiMi & Marshall & Sikem, AllttA & 20syl & Mr. J.Medeiros, André Minvielle, Polo & Pan, Youthie, Henri Salvador, Nicole Croisille & Pierre Barouh, Mayra Andrade, Flavia Coelho, Bleu Soleil, MPL, Féloche, Brigitte Fontaine & Areski Belkacem, Jean Corti & Rachid Taha, Full dub, Les Pythons de la Fournaise, Babx, Ousanousava, GuiB, Bamby & Maureen, Feu! Chatterton, Georges Brassens, Les Yeux Noirs, Soviet Suprem, Babx ou Mezerg.

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Curators

A Made in France selection by Luiza

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